La coopération interprofessionnelle

Mise à jour : septembre 2026

L’exercice coordonné

En France, l’exercice coordonné peut prendre différentes formes : 

Les messageries sécurisées sont par exemple obligatoires dans le cadre de l’exercice pluriprofessionnel qui se développe de plus en plus en équipes de soins primaires (ESP), en maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), voire en communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Le pharmacien a en effet toute sa place dans ces structures qui travaillent sous l’égide et le financement de l’Agence régionale de santé et participent de manière coordonnée à toutes les missions précédemment définies à travers la rédaction d’un projet de santé élaboré pour un territoire donné ou pour une patientèle donnée. L’objectif est bel et bien de décloisonner les différents professionnels de santé pour permettre une prise en charge la plus globale du patient, et ainsi faciliter son parcours de soins. Cette thématique a fait l’objet d’un cahier de l’Ordre qui dresse le constat de la coopération interprofessionnelle.

Pharmacien référent 

Le pharmacien peut également travailler comme pharmacien-référent d’EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) non muni d’une pharmacie à usage intérieur. Dans ce cadre, il collabore à l’élaboration de mesures de prévention en direction des populations âgées. 

Ce travail s’effectue en collaboration avec toutes les personnes concernées de l’EHPAD. Le pharmacien travaille tout particulièrement sur la prévention de l’iatrogénie, le bon usage des médicaments et l’amélioration de la couverture vaccinale. Si son activité est principale dans les EHPAD, elle peut aussi s’étendre à d’autres structures médico-sociales telles que les MAS (Maison d’accueil spécialisée), foyers d’accueil, etc.

Il faut néanmoins distinguer le pharmacien-référent du pharmacien dispensateur (celui qui fournit effectivement les traitements patients de l’établissement). Ces deux fonctions peuvent être cumulables par un même pharmacien ou non.

L’objectif d’un pharmacien-référent est de garantir et sécuriser au maximum l’ensemble du circuit du médicament dans les établissements par une intervention en termes de clinique, logistique, accompagnement, formation et communication tout en agissant en étroite collaboration avec les médecins coordonnateurs, l’équipe soignante et la direction. Un article publié sur le site de l’Ordre a recensé les points d’attention clés suivants :

  • La prescription ;
  • La préparation des traitements ;
  • L’administration de ceux-ci ;
  • La post-administration.

Ainsi, en collaboration avec le médecin coordonnateur, le pharmacien référent doit être le garant de la sécurité du circuit pharmaceutique au sein de l’EHPAD, sous la direction du chef d’établissement. Ces actions doivent permettre d’améliorer la qualité de la prise en charge des résidents, la réalisation d’économies sur le budget de soins des établissements, la mise en place des thérapeutiques complémentaires.

Pharmacien correspondant 

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, un pharmacien peut être désigné comme pharmacien correspondant par le patient dans le cadre d’un exercice coordonné (équipe de soins primaires, CPTS, centre de santé et maison de santé).

Les pharmaciens correspondants peuvent, à la demande du médecin ou avec son accord, renouveler périodiquement des traitements chroniques, ajuster, au besoin, leur posologie (décret du 28 mai 2021). La prescription médicale doit comporter les mentions autorisant le renouvellement et/ou l’ajustement posologique par le pharmacien correspondant, de tout ou partie des médicaments. Ces derniers ne pourront être effectués que dans la limite de douze mois.