Une des missions de l’exercice pluriprofessionnel est de rendre possible la permanence des soins. Toute personne doit pouvoir, à tout moment, bénéficier des soins de professionnels de santé organisés pour assurer la permanence de ces soins. Dans ce cadre, le pharmacien d’officine participe en particulier au service de garde. En outre, sa répartition démo-géographique exemplaire, ses compétences en conseils en santé et sa disponibilité en libre-accès sont un garant de cette permanence des soins.
Ces services peuvent s’effectuer à volets ouverts ou fermés (choix du titulaire) ou sous forme d’astreintes.
L’organisation des services de garde et d’urgence est régie par les organisations départementales représentatives de la profession ou par le DG de l’ARS dont l’intervention est prévue dans les trois cas suivants :
- Absence d’accord des organisations représentatives ;
- Désaccord d’un pharmacien titulaire concerné par les services de garde et d’urgence ;
- Ou si l’organisation retenue ne permet pas de satisfaire les besoins de santé publique (ex : déclaration de grève).
Toutes les officines ont l’obligation de participer aux services de garde et d’urgence. Ce service étant organisé pour répondre aux besoins et aux demandes urgentes en dehors des jours et heures d’ouvertures généralement pratiqués par les officines, les pharmaciens ne peuvent pas refuser ou s’abstenir de participer à ce service, sauf décision contraire prise par arrêté préfectoral.
Le pharmacien d’officine doit veiller à porter à la connaissance du public, par voie d’affichage, soit les noms et adresses de ses proches confrères en mesure de procurer aux malades les médicaments et secours dont ils pourraient avoir besoin, soit ceux des autorités publiques habilitées à communiquer ces renseignements.

Consulter : Rémunération des gardes